La coiffe des rotateurs est un groupe de quatre muscles et tendons qui viennent coiffer la tête de l’humérus, afin de donner à l’épaule de la force pour lever le bras et une meilleure stabilité.
Ces tendons sont protégés par des bourses, sortes de poches, contenant plus ou moins de liquide, permettant de faire glisser les différentes structures entre elles, sans accrochage. La bourse sous acromiale est une de ces poches, située entre la coiffe et l’acromion, qui n’est autre que l’os faisant le galbe de l’épaulette (partie sur laquelle nous mettons les bretelles du soutien-gorge par exemple).
La rupture de la coiffe des rotateurs se réfère à une lésion touchant un ou plusieurs tendons au niveau de l’épaule. La coiffe des rotateurs est constituée de quatre tendons – le petit rond, le sous-épineux, le sus-épineux et le sous-scapulaire – qui recouvrent la tête de l’os du bras (humérus). Ces tendons jouent un rôle crucial dans la mobilité de l’épaule, notamment dans les mouvements d’élévation et de rotation.
Certaines personnes sont plus à risque de développer une rupture de la coiffe des rotateurs. L’usure naturelle des tendons liée à l’âge est une cause courante, particulièrement après 45 ans. D’autres facteurs aggravants incluent la pratique d’activités exigeant une forte sollicitation de l’épaule, le tabagisme qui peut entraver la circulation sanguine, des maladies telles que le diabète, et une anatomie de l’épaule prédisposant à l’usure.
Les traumatismes, qu’ils résultent d’un effort intense, d’une chute ou d’un geste anodin, peuvent aussi causer des ruptures. La rupture traumatique est courante chez les jeunes, tandis que la rupture dégénérative (usure), résultant de gestes simples, prédomine chez les personnes plus âgées.
Les symptômes varient en fonction de la sévérité de la rupture. Après un traumatisme, des douleurs localisées à l’épaule et des craquements peuvent être observés. Une réduction de la mobilité, une perte de force, une raideur et même une pseudo-paralysie peuvent survenir. Les ruptures dégénératives présentent des symptômes plus discrets, tels qu’une limitation du mouvement.
Le patient ressent toujours des douleurs, et commence à s’inquiéter lorsque ces douleurs deviennent insomniantes, le réveillant toutes les nuits. Le patient ressent également un manque de force et parfois, l’atteinte sévère peut entraîner une impotence, c’est-à-dire des difficultés voire une impossibilité de lever le bras.
Il est important de s’évaluer simplement, c’est-à-dire d’estimer la fonction de son épaule au quotidien. Il faut se poser cette question : « combien vaut mon épaule, quelle note je lui donne, par rapport à l’autre côté ou avant, lorsque je n’avais pas mal ». Si cette note est inférieure à 6/10, c’est-à-dire que l’on estime son épaule à moins de 60% de sa fonction habituelle, c’est que l’atteinte est souvent sévère.
Les symptômes sont généralement pires dans certaines positions, comme par exemple mettre son bras en arrière pour boucler une ceinture de sécurité ou ramasser une mallette sur le siège arrière. Les symptômes peuvent également être très douloureux lorsque l’on lève le bras au-dessus d’une certaine hauteur, en particulier s’il y a du poids sur le bras. Les activités en extérieur comme le tennis ou le badminton aggravent généralement les symptômes.
Le diagnostic de rupture de la coiffe des rotateurs est clinique, en examinant le patient, avant tout. Il faut donc aller consulter un spécialiste pour avoir son avis. Le chirurgien confirme son diagnostic à l’aide d’une batterie d’examens : des radiographies, une échographie et une IRM ou un arthroscanner de l’épaule seront nécessaires.
Le tendon le plus fréquemment touché est le tendon supra épineux.
Cette pathologie est très fréquente, surtout après 60 ans, chez les patients avec des métiers physiques, des gestes répétitifs (coiffeur, électricien, maçon, manutentionnaire…), et est bien souvent précoce en lien avec une moins bonne hygiène de vie (pas de sport, tabagisme, mauvaise hydratation). Heureusement, dans de bons nombres de cas, le patient ne ressent pas de symptômes et parfois ne consulte jamais.
Le traitement est souvent médical. On commence presque toujours par un bon bilan pour avoir un diagnostic précis. Puis on propose au patient une rééducation bien conduite, permettant de diminuer les douleurs et d’améliorer la fonction de l’épaule. On y associe des traitements médicaux et souvent des traitements associés comme des infiltrations, de la mésothérapie ou parfois du PRP. Ces traitements ne permettent pas la cicatrisation du tendon lorsqu’il est complètement rompu.
En cas d’échec du traitement médical ou de symptômes sévères, et lorsque le chirurgien pose une indication de réparabilité du tendon, il propose alors un geste chirurgical permettant de traiter la rupture. Il arrive que dans certains cas, l’usure avancée et la rétraction du tendon contre indiquent la réparation de celui-ci, devant l’absence de cicatrisation possible. Dans ces cas là, il existe d’autres gestes chirurgicaux pour soulager le patient et lui redonner une bonne fonction.
Le Dr Gastaud réalise cette intervention sous arthroscopie, technique de vidéochirurgie permettant de réaliser l’intervention sans ouvrir l’épaule. Tout se passe en ambulatoire, avec une sortie du patient le jour même. Le Dr Gastaud travaille avec un prestataire d’infirmières à domicile (France Perf), dès le retour du patient chez lui le soir de l’opération, puis matin et soir les jours suivants, afin d’éviter les douleurs postopératoires.
L’intervention permet de réaliser :
– Une ténodèse du long biceps (principale cause de la douleur du patient)
– Une acromioplastie (résection du bec osseux de l’acromion pour traiter la cause de la rupture)
– Une réparation du ou des tendons rompus à l’aide de haubans en fil (pas de matériel métallique dans l’épaule).
Les résultats varient en fonction de plusieurs facteurs, mais la majorité des patients retrouvent une mobilité améliorée et un soulagement de la douleur.
Après l’intervention, le patient est immobilisé dans une attelle pendant quelques jours (entre 15 et 21 jours en général) et débute rapidement une auto rééducation (voir la section vidéo) puis une rééducation avec un kinésithérapeute. Il faut compter entre 3 et 6 mois pour une bonne récupération. Chaque patient est unique et le Dr Gastaud discutera avec vous du protocole qui s’adaptera à votre pathologie et votre opération.
Si vous ressentez des douleurs à l’épaule, une perte de mobilité ou des craquements, ne tardez pas à consulter un spécialiste. Le Dr. Gastaud est à votre disposition pour vous offrir une évaluation précise, des diagnostics avancés et des traitements adaptés. Votre santé et votre récupération sont notre priorité.
Le Docteur Olivier Gastaud répond à vos questions les plus fréquentes sur la Rupture de la coiffe des rotateurs. Le Docteur Olivier Gastaud est chirurgien orthopédique à Mougins – Cannes.
La guérison d'une rupture de la coiffe des rotateurs dépend de plusieurs facteurs, notamment de la sévérité de la rupture, de la qualité du traitement et de la rééducation post-opératoire. Dans certains cas, une réparation arthroscopique des tendons peut être nécessaire pour ré-attacher les tendons à l'os. Une rééducation minutieuse et un suivi médical sont essentiels pour retrouver une mobilité et une force optimales à l'épaule.
La décision d'opérer une rupture de la coiffe des rotateurs dépend de plusieurs facteurs, notamment de la gravité de la rupture, des symptômes ressentis et de la réponse au traitement conservateur. Si les symptômes persistent malgré des approches non chirurgicales, ou si la rupture est sévère, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Consultez un professionnel de la santé pour évaluer la meilleure option pour votre cas.
Les symptômes d'une rupture de la coiffe des rotateurs peuvent varier en fonction de la gravité de la lésion. Ils peuvent inclure des douleurs localisées à l'épaule, des craquements lors de certains mouvements, une perte de force, une réduction de la mobilité de l'épaule et une raideur anormale. Dans certains cas, une pseudo-paralysie peut également survenir (impossibilité de lever le bras). Si vous ressentez ces symptômes, il est recommandé de consulter un spécialiste.
Le traitement d'une rupture de tendon à l'épaule dépend de la sévérité de la lésion. Dans certains cas légers, des approches non chirurgicales comme la physiothérapie, la mésothérapie, les anti-inflammatoires et les injections peuvent être envisagées pour soulager les symptômes. Cependant, si la rupture est importante ou si les symptômes ne s'améliorent pas, une réparation chirurgicale peut être recommandée. Cette procédure implique généralement une réparation arthroscopique des tendons et une rééducation post-opératoire pour une récupération optimale.
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